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Le 11 juin dernier, Communagir a participé au Grand rassemblement pour la démocratie locale, qui a réuni à Québec près d'une centaine de personnes et d'organisations engagées dans le développement des communautés et la démocratie locale.

Provenant principalement des milieux municipal, communautaire, institutionnel, universitaire et citoyen, les participant·es étaient réuni·es autour d'une même intention : réfléchir collectivement aux conditions nécessaires pour renforcer la vitalité démocratique des territoires québécois.

Cette rencontre marquait une étape importante dans la construction de l'Alliance pour la démocratie locale — une démarche collective visant à soutenir la démocratie locale en misant sur la collaboration, l’apprentissage et l’action ancrée dans les territoires — notamment portée par le Collectif des partenaires en développement des communautés (CPDC), dont le renforcement des alliances démocratiques est l'une des priorités en 2026.

Une alliance née d'un besoin de convergence

L'Alliance pour la démocratie locale est née d'un constat partagé : partout au Québec, des collectivités innovent pour renouveler les pratiques démocratiques, renforcer la participation citoyenne et expérimenter de nouvelles formes de gouvernance municipale. Pourtant, ces initiatives demeurent souvent isolées et évoluent dans un contexte où plusieurs espaces de dialogue sont fragilisés.

L’ambition de la démarche est de créer des ponts entre les initiatives et les territoires afin de favoriser les apprentissages, renforcer le pouvoir d'agir collectif et faire émerger une vision commune de la démocratie locale. Elle repose sur une conviction simple : la démocratie locale est un bien commun qui se construit en mettant en dialogue les savoirs citoyens, communautaires, professionnels et institutionnels. 

Au total, une quinzaine de partenaires s’impliquent officiellement dans l’Alliance : le CPDC, Communagir, Multitudes, la Nouvelle vague municipale, Métalab des régions en transition, Le Grand Dialogue régional pour la transition socio-écologique, Transition en commun, le Chantier de l’économie sociale, le Réseau des Pôles d’économie sociale du Québec, la Table nationale des corporations de développement communautaire (TNCDC), Espace MUNI, l’Alliance SAT, le Réseau québécois de développement social (RQDS), LAGORA et l’UQAC.

Une journée pour partager, connecter et agir

La matinée a débuté par un panel participatif de type fishbowl invitant à dresser un portrait de la démocratie locale au Québec. Les échanges ont porté sur les transformations observées dans les territoires, les principaux obstacles à une démocratie vivante, les espaces d'innovation et de pouvoir d'agir en émergence, ainsi que le rôle des concertations, des réseaux et des alliances.

Les discussions ont mis en lumière plusieurs défis : la crise de la représentativité, le recul de la participation citoyenne, le cynisme, la perte de confiance envers les institutions et les difficultés de dialogue. Elles ont toutefois aussi fait ressortir des signes d'espoir : créer davantage d'espaces de dialogue citoyen, expérimenter de nouvelles formes de participation, rassembler les acteur·rices autour de projets concrets et investir les espaces démocratiques locaux pour favoriser leur transformation.

En après-midi, nous avons approfondi ces constats grâce à un jeu d'évasion collaboratif inspiré des cages à homard. La mission était simple, mais évocatrice : donner les bons coups de pince pour couper les nœuds du filet qui freinent la démocratie locale. En équipe, nous avons identifié de nombreux  nœuds — perte de confiance, manque de dialogue, chambres d'écho, sentiment d'impuissance ou difficultés à faire alliance — puis dégagé des leviers d'action pour les dénouer.

Les échanges ont notamment fait émerger l'importance de relier les initiatives existantes, de soutenir les expérimentations ancrées dans les réalités locales, de créer davantage d'espaces de dialogue, de renforcer les alliances entre les territoires et de poursuivre un travail de plaidoyer en faveur de la démocratie locale. Ils ont également rappelé que faire alliance comporte ses propres défis : trouver l'équilibre entre inclusion et efficacité, prendre le temps de bâtir des relations de confiance, clarifier les rôles et éviter la création de nouveaux silos.

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Une démarche qui rejoint profondément la mission de Communagir

L'engagement de Communagir au sein de l'Alliance pour la démocratie locale s'inscrit pleinement dans notre mission : accompagner les collectivités et renforcer leur capacité à dialoguer, à apprendre ensemble et à agir collectivement pour relever les défis de plus en plus complexes des territoires. Parce qu'une démocratie vivante se construit d'abord dans les communautés, en s'appuyant sur des espaces de dialogue, de collaboration et de pouvoir d'agir, cette démarche rejoint directement notre raison d'être.

Au cours des prochains mois, l'Alliance poursuivra la réflexion collective amorcée lors de la rencontre du 11 juin. En vue des élections provinciales de 2026, elle souhaite inscrire la démocratie locale à l'agenda politique et faire valoir les constats, les apprentissages et les propositions qui émergeront de cette démarche.

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