Ce que j’ai cherché à mettre de l’avant dans mon intervention, c’est que l’approche AVEC peut constituer un ancrage structurant pour nos espaces intersectoriels engagés dans la lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale. Elle permet de travailler, plutôt que d’éviter, les tensions liées aux conceptions de la participation citoyenne et aux façons d’agir collectivement pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
En prenant appui sur les réalités vécues des personnes directement concernées, l’AVEC peut faciliter le passage du JE au NOUS. Elle aide à dépasser les perceptions polarisées, à construire des compréhensions plus fines des causes de la pauvreté, à enrichir les analyses collectives, et à faire émerger des solutions réellement partagées et structurantes, en considérant leurs effets dans la vie des premiers concernés. Elle invite aussi à revisiter les rapports de pouvoir, à reconnaître la valeur des savoirs expérientiels, à apprendre à se comprendre au-delà des préjugés et appréhensions et à créer des conditions plus équitables de dialogue et de décision.
Sans résoudre d’emblée ces tensions, l’AVEC ouvre un chemin : celui d’une transformation progressive de nos pratiques, où l’on apprend à faire ensemble autrement de manière plus cohérente, plus inclusive et plus durable.
