emporte-logo-2

Le développement collectif est le processus qui réunit les personnes et les organisations qui coconstruisent leur avenir. Il s’actualise à différentes échelles territoriales : voisinages, quartiers, municipalités, MRC, régions et nations. Il touche l’ensemble des dimensions de la vie collective : économique, sociale, culturelle et environnementale. 

Le développement d'un territoire évolue dans le temps, en tension constante entre poursuivre ce qui existe et rompre avec le passé, entre répondre aux besoins urgents et construire pour l'avenir. Il prend forme à travers nos choix collectifs, qui reflètent nos valeurs. Notre histoire montre que ces choix peuvent être guidés par différentes logiques, allant d’approches privilégiant la croissance économique et l'exploitation des ressources à d’autres misant davantage sur l'interdépendance et la réciprocité avec nos écosystèmes.

Le développement d’un territoire conjugue différentes configurations de pouvoir. Ce dernier peut être hiérarchique (les décisions viennent d'en haut et descendent vers la base), collaboratif (différents niveaux travaillent ensemble de façon complémentaire) ou en réseau (des initiatives autonomes se coordonnent entre elles tout en gardant leur indépendance).

Chez Communagir, nous privilégions un développement collectif, basé sur un processus volontaire et participatif. Nous cherchons à valoriser les forces existantes du territoire et à favoriser l'engagement de tous ses acteur·rices — citoyen·nes, élu·es, organisations communautaires, entreprises, institutions publiques. Une attention particulière est portée à la diversité des points de vue, notamment ceux des personnes et des groupes moins entendus.

Notre approche favorise une gouvernance partagée où des instances se coordonnent pour agir à différentes échelles — locale, régionale et nationale. Elle s'appuie sur le principe de subsidiarité, qui vise à ce que les décisions soient prises au niveau le plus proche des personnes concernées et implique qu’un palier supérieur n'intervient que lorsque l'action locale ne suffit pas. Ainsi, chaque niveau assume les responsabilités qu'il peut porter tout en collaborant avec les autres en fonction des besoins du territoire.

Différentes approches et stratégies contribuent au développement collectif. Chez Communagir,  l'intersectorialité, la concertation, le partenariat et la participation citoyenne sont au cœur de cette démarche. Ils permettent de construire une vision partagée, de renforcer la solidarité et de créer les conditions d’une transformation durable et porteuse de sens pour les communautés.

Pour nous, le développement des communautés est un processus volontaire et concerté qui vise un développement global et intégré des territoires dans ses dimensions sociale, économique, culturelle et environnementale.

La communauté, c'est à la fois un territoire habité et un réseau de relations : des personnes y vivent, créent des solidarités, partagent des ressources, gèrent des organisations et des entreprises et interagissent avec les institutions publiques. C'est un espace d'appartenance — un lieu où les gens se reconnaissent et se sentent liés les uns aux autres. Cet espace génère des identités collectives et des dynamiques uniques qui ne se retrouvent nulle part ailleurs.

Chaque communauté possède son histoire et sa géographie propres, marquées par différentes époques qui y laissent leurs traces. Qu'il s'agisse d'un quartier, d'un village, d'une municipalité ou d'un territoire traditionnel, chaque communauté constitue un centre légitime d'action collective dont les savoirs et pratiques méritent valorisation et reconnaissance. Nous reconnaissons sa capacité d'autodétermination.

La communauté interagit avec des systèmes plus vastes qui peuvent influencer significativement les décisions prises sur son territoire. Nous reconnaissons que les communautés sont les mieux placées pour définir leurs enjeux et mobiliser leurs forces. Nous admettons cependant que certaines problématiques nécessitent d'agir à des paliers supérieurs tout en maintenant que les décisions doivent être prises au niveau le plus proche possible des communautés concernées.

Ultimement, le développement des communautés vise à créer ensemble des milieux de vie où toutes les personnes peuvent s'épanouir, en relation d'équilibre et de régénération mutuelle avec les écosystèmes naturels.

(Inspirée de la définition du CPDC et par le texte déjà sur notre site internet ayant pour source : JACQUIER, Claude, 2012, « Un possible état de la thématique », présentation Atelier International : pratiques et métiers du développement intégré, CRCOC - ARUC ISDC, 6-9 mars 2012 et une tentative d’inclure une lunette décoloniale)

Les défis sociaux, culturels, économiques et environnementaux vécus dans nos différents territoires sont complexes et interconnectés. Bien que les approches sectorielles aient leur utilité, nous favorisons les démarches qui traversent les frontières traditionnelles, tant au niveau des domaines d'action (environnemental, social, culturel) que des parties prenantes (institutions, organismes communautaires, entreprises d'économie sociale, citoyen·nes, élu·es). Cette approche permet aux territoires de développer des solutions plus complètes et cohérentes face à leurs enjeux multidimensionnels.

Notre accompagnement se concentre sur des démarches ancrées dans les territoires. Cette dimension territoriale est essentielle à notre approche. Même lorsque nous travaillons avec un petit groupe d'acteur·rices, notre vision reste territoriale, visant toujours à renforcer l'inclusion, l'équité et le développement durable pour l'ensemble de la collectivité concernée.

Nos accompagnements s'appuient sur le développement du pouvoir d'agir des communautés, reconnaissant que les individus et collectifs concernés par un changement sont les mieux placés pour le définir et déterminer les moyens de l'atteindre. Nous travaillons à partir de problèmes et solutions qu’ils identifient eux-mêmes, favorisant un partage mutuel des savoirs où chaque forme de connaissance est valorisée.

Notre approche repose sur la conviction que les forces et compétences nécessaires existent déjà au sein des collectivités ou qu’elles peuvent les développer. Nous comprenons que tout processus de changement durable repose sur une participation volontaire des acteur·rices. Notre objectif est d'établir des relations égalitaires basées sur la confiance et le partage du pouvoir, en adoptant une posture de coapprentissage qui nous permet d’avancer ensemble vers les objectifs définis collectivement.

Notre approche de mobilisation s'articule autour de quatre composantes fondamentales qui guident notre travail d'accompagnement :

L'acteur collectif : Il s'agit de la création d'une identité partagée qui permet le passage du « Je » au « Nous ». Cette transformation renforce notre capacité d'agir ensemble et de porter une vision commune, essentielle à toute démarche collective durable.

L'action collective : Au-delà des intentions, nous travaillons à la construction d'un projet commun concret qui traduit nos aspirations en réalisations tangibles. Cette étape facilite le passage à l'action et maintient l'engagement des participant·es.

L’addition de ces deux composantes mène au changement.

Le changement : C'est l'impact que l'acteur collectif cherche à générer à travers son projet commun. Notre approche implique d'identifier et de comprendre les conditions qui rendront ce changement possible, ainsi que d'apprendre continuellement de nos expériences.

Le territoire : Il représente tout ce qui entoure et influence les trois autres composantes, à petite comme à grande échelle. Notre démarche consiste à comprendre notre environnement pour agir efficacement sur les conditions qui favoriseront le changement souhaité.

La mobilisation constitue un élément essentiel du développement collectif, car elle permet non seulement de rassembler les acteur·rices et organisations autour d'une identité collective, mais aussi de catalyser le passage à l'action transformatrice dans nos communautés.

La coconstruction est un processus d’interactions entre des personnes qui cherchent, au fil des échanges, à rendre compatibles leurs visions d’un changement ou d’un projet commun. Chez Communagir, elle se vit comme une posture : celle d’un accompagnement fondé sur la confiance, l’écoute et la reconnaissance des savoirs multiples. Coconstruire, c’est apprendre ensemble, dans l’incertitude, à façonner collectivement des chemins de transformation ancrés dans les réalités des territoires.

Cette définition nous rejoint tout particulièrement.

Nous reconnaissons que beaucoup d'efforts collectifs réduisent les impacts négatifs de nombreux systèmes (économie, immigration, éducation, etc.), mais nous devons identifier et transformer les systèmes qui perpétuent ces situations problématiques. Notre approche intègre une perspective systémique visant à éclairer les systèmes d'influence et renforcer les capacités critiques nécessaires pour réaliser des changements profonds.

Chez Communagir, nous croyons en l’importance de cultiver l’intériorité citoyenne en développant une pratique réflexive, une conscience critique de soi, des autres et du contexte. Cette démarche repose sur une connaissance intime de soi – pensées, émotions et croyances – qui permet de retrouver l’ancrage intérieur et la confiance nécessaires pour transformer nos pratiques. En se mettant à l'écoute de notre expérience intérieure et en la partageant authentiquement, nous créons les conditions d'une véritable solidarité fondée sur la réciprocité, l’interdépendance et la reconnaissance mutuelle, capable de répondre aux enjeux sociaux actuels et de dépasser le sentiment d'impuissance. Cette pratique, conjuguée aux nombreuses connaissances et compétences nécessaires à l'accompagnement des démarches collectives, permet l’émergence de nouvelles voies de passage pour mener des changements systémiques.  

(Inspiration de Thomas d’Ansembourg, Du Je au Nous,  L’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous)

Collaborer efficacement à l'échelle territoriale requiert des compétences spécifiques que tout le monde ne possède pas naturellement. Notre approche reconnaît la diversité des rôles nécessaires, chacun avec ses compétences distinctes, tout en identifiant des compétences transversales indispensables. Nos accompagnements visent précisément à développer et renforcer ces compétences collectives afin de soutenir plus efficacement la transformation des territoires.

Accompagner dans un contexte de renforcement du pouvoir d’agir signifie, entre autres, de favoriser la pleine participation, le renforcement des compétences et l’autonomie des acteur·rices. Cette fonction soutient le bon fonctionnement du collectif en plus de renforcer sa capacité à agir collectivement, à décider par lui-même et à réaliser ses visées transformatrices. 

Accompagner un collectif dans cette perspective, c'est avoir une lecture des dynamiques à l'œuvre : les relations, les forces, les tensions, les systèmes. Prendre le temps d’observer, de réfléchir et de comprendre est essentiel pour à la fois conserver une vue d’ensemble et tisser des relations significatives

La réflexivité est au cœur de cette posture. Elle demande de naviguer constamment entre deux positions : être partie prenante, engagée auprès des acteur·rices, tout en gardant une capacité de recul pour observer ce qui se passe. Elle exige une conscience de ce qui émane de soi — ses propres réactions, valeurs et angles morts — et de ce que requiert la situation à chaque moment.

L'engagement est une composante fondamentale de tout développement collectif durable. Nous reconnaissons que chaque acteur·rice (citoyen·ne, institution publique, organisation communautaire, groupe environnemental, entreprise, élu·e) s'engage différemment selon sa réalité. Nos accompagnements tiennent compte de cette diversité pour coconstruire des stratégies adaptées qui favorisent l’engagement authentique de toutes les parties prenantes.

Explorez comment ces fondements se déploient dans nos actions

Découvrir notre approche
crossmenu